Acheter du NEO (NEO)

La chaîne de blocs NEO, encore relativement peu connue dans les pays occidentaux, est aussi surnommé l’Ethereum chinois. Ainsi, il reprend beaucoup de ses fonctionnalités et est basé et reconnu en Chine. La crypto-monnaie NEO est la dixième par capitalisation, et a commencé à attirer l’attention dans le reste du monde très récemment, durant l’été 2017. En effet, jusqu’à récemment, toute l’interface était en chinois et a été traduite vers l’Anglais il y a peu.

Pourquoi la blockchain NEO attire aujourd’hui de plus en plus le regard des investisseurs occidentaux ?

Les premiers pas de NEO

Le succès de Bitcoin inspire, et beaucoup ont rapidement commencé à chercher comment améliorer ce service déjà innovateur. C’est aussi le cas de Da Hong Fei et Erik Zhang, programmateurs en Chine, qui ont cherché à étendre le principe de la blockchain à leur propre pays sur le modèle de Bitcoin. Ils essaient de créer plusieurs nouvelles crypto-monnaies, tentatives malheureusement infructueuses. C’est finalement en 2014 que leur projet AntShares est créé, soit la première chaîne de blocs en Chine. Ses fondateurs le base sur l’offre et le financement de contrats intelligents (ou « smart contracts »), retranscrits digitalement, et d’applications décentralisés. Suite au succès du projet et pour répondre à la demande qui explose, ils décident de créer un fournisseur de services financiers basé sur leur blockchain. Puis, en 2017, la plateforme AntShares est renommée NEO. Aujourd’hui, les deux compagnies sont basées à Shanghai, leur permettant de poursuivre leur percée du marché chinois.

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Les grandes lignes à retenir

La « smart economy » : l’économie intelligente

Le plus important principe de la première chaîne de bloc chinoise est sa vision de l’économie. Futuriste, elle est connue comme « l’économie intelligente ». Concrètement, les fondateurs ont cherché à mettre à profit tous les avantages proposés par la blockchain en rendant les actifs de l’économie actuelle accessibles à tous. Le système lie ainsi les actifs du monde réel au monde digital.

Cependant, contrairement à d’autres plateformes, lorsque l’actif réel digitalisé est envoyé à quelqu’un sur NEO, le destinataire doit accepter l’actif avant de le recevoir. Ce détail est avant tout utile dans le domaine des obligations légales relatives à l’actif. Par exemple, si une part d’une entreprise en faillite est envoyée, le destinataire peut la refuser de peur de ne recevoir que des dettes.

La forme des transactions

Comme annoncé précédemment, le système repose avant tout sur l’échange de contrats intelligents et des applications décentralisées.

Pour rappel, on parle d’un contrat intelligent (ou « smart contract »), un protocole permettant d’exécuter des contrats avec un programme comportant les instructions et les données relatives. L’idée est qu’il soit altérable par un acteur de la blockchain, puis immuable et historisé. C’est la personne à l’origine du contrat qui en fixe le prix, et au programmeur de l’accepter ou non. Dans la communauté NEO, ce ne sont donc pas uniquement des tokens relatifs à la crypto-monnaie mais aussi et surtout des contrats intelligents.

Concernant les applications décentralisées, ou « dapps » dans le jargon de la chaîne de blocs, il s’agit simplement d’une application utilisée dans la blockchain, où tous les acteurs travaillent pour l’exécuter.

Pour celles-ci, il faut des développeurs pour les créer, qui peuvent se montrer hésitants à travailler sur de nouvelles technologies, plus complexes. NEO propose aux programmeurs son langage de choix pour développer des applications décentralisées. De plus, elle veut être « cross chain », et assurer sa compatibilité avec d’autres blockchains. En pratique, un smart contract sur Ethereum peut être transféré et travaillé sur NEO.

La vérification de l’identité

Contrairement au modèle type de blockchain, il est ici nécessaire de valider son identité avant toute action. Effectivement, NEO cherche à se rapprocher des démarches légales. Les informations des utilisateurs ne sont pas centralisées, mais il est possible pour tous de vérifier l’identité de chacun. Cela est justifié par l’importance d’authentifier chacun pour prouver les droits sur des actifs réels.

Par-là, on s’éloigne du principe de décentralisation, on est censé être validé avant d’agir. Il y a dans les nœuds un besoin de confiance, qui par exemple n’existe pas nécessairement avec les Bitcoins. Toutefois, cette perte reste faible par il existe énormément de nœuds.

Sécurité et organisation du réseau

Le réseau s’appuie aussi sur un système répondant sous le nom de « Practical Bysentine Faut Tolerance ». C’est un mécanisme de consensus entre les différents acteurs de la communauté. Le système repose sur la différence faite entre un utilisateur avec un champ d’action limité et un « bookkeeper », un professionnel du réseau le faisant fonctionner en validant.

Contrairement au Bitcoin, la sécurité n’est assurée ni par le principe de preuve de travail, ni par la preuve d’enjeu mais se base en réalité sur le “Delegated Byzantine Fault Tolerance”. Derrière ce nom barbare, inspiré d’une tactique militaire de l’Empire Byzantin, le principe est de pouvoir nommer des délégués, appeles communement “bookkeepers”. Ces délégués sont désignés par les personnes en possession de NEO, en sachant que le pouvoir de vote dépend de la quantité d’unités dans le portefeuille. Ainsi, pour valider un bloc, il faut que 66% des délégués soit de l’avis commun de le générer. Alors seulement, la chaine de blocs s’étend.

La facilité et la rapidité de traitement

Sur la plateforme NEO, il existe deux crypto-monnaie principale : le NEO et le GAS. Pour acheter l’un ou l’autre, il est aussi possible d’utiliser différentes monnaies fiduciaires, comme le yen ou le dollar américain. L’interface, très intuitive, simplifie au maximum la création d’un portefeuille, le NEO Wallet, indispensable pour investir de l’argent.

En ce qui concerne les développeurs, l’un des principaux avantages pour eux est le large éventail de langages de programmation. Cela étend les possibilités de projets proposés, bien qu’il soit nécessaire d’attirer plus de développeurs pour poursuivre l’extension du réseau. Il est indiqué que, par seconde, environ un bloc est traité, ce qui traduit un système particulièrement efficace, traduisant une efficacité forte et poussée.

La crypto-monnaie NEO : ce qui plaît

Tout comme sa petite soeur GAS, NEO a décidé de la quantité finale de ses pièces dès son lancement, soit 100 millions d’unités. Ont d’abord été distribués aux acheteurs 17,5 millions de jetons, puis 22,5 millions. Les développeurs et les premiers contributeurs en ont quant à eux reçu 10 millions. Les 50 millions restants et promis sont encore détenus par la compagnie.

La participation au futur de la blockchain par les “bookkeepers” séduit aussi. Car, concrètement, chaque unité monétaire correspond à une action de l’entreprise. Or, contrairement à la majorité des autres crypto-monnaies, celle-ci n’est echangeable que sur une seule plateforme. Celle-ci est alors encombrée, ce qui a récemment fait drastiquement monter la valeur unitaire.

Pour l’activité initiale, les coûts des “d’apps” et “smart contracts” sont détaillés dans le « white paper » (livre blanc), qui est le document technique de la chaîne de blocs. Cette clarté est tout aussi intéressante pour les programmateurs.

 

Une décentralisation limitée

Rien n’est sans inconvénient, et l’Ethereum chinois n’echappe pas a la regle. Ici, c’est la décentralisation qui est en cause. Quelques compromis sont acceptés pour le rendre accessible à tous, mais en facilitant le contrôle par des forces extérieures et dans le souci de respect des règles gouvernementales. Le système est en totale adéquation avec les régulations gouvernementales chinoises, avec notamment l’absence de pseudonyme et, plus generalement, d’anonymat. C’est donc l’atout majeur aux yeux du gouvernement, car cette chaine de blocs peut être contrôlée.

Pour clarifier, NEO se concentre sur l’échange d’actifs, sous la forme de fluxs financiers. Il se base sur un système d’identification de chaque acteur de la blockchain, avec le format sécurisé “https” (certification d’un site de confiance et sur).

D’un point de vue entrepreneurial, la décision de constamment apporter l’identification peut aussi être justifiée par la conformite a la regle “know your customer” (connais ton client). Cette règle est surtout connue dans le système bancaire dans le but d’éviter le blanchiment d’argent en contrôlant les mouvements financiers. Mais cela confirme aussi, a nouveau, la volonté de rester en accord avec les lois locales, quitte à sortir du schéma type de la blockchain.

Toutefois, si cela peut déplaire aux utilisateurs, cette proximité avec le gouvernement chinois pourrait aussi mener à une reconnaissance de la crypto-monnaie par celui-ci et assurer un marché de plus d’un milliard d’habitant. En plus de l’etat, le système peut aussi plaire aux entreprises extérieures du fait de sa centralisation limité, permettant un fort contrôle au sein de la chaine.

 

Le projet NEO a rapidement suscité beaucoup d’investissements et a été l’objet d’un excellent travail de rebranding ainsi que de marketing. Sa forte et exponentielle présence sur le marché chinois lui assure un avenir brillant. Il est aussi important de noter qu’un partenariat a été mis en place avec Microsoft. Beaucoup plus récemment, Narrative, réseau de médias sociaux spécialisés dans le contenu, a annoncé son transfert de l’Ethereum américain pour le chinois, séduit par son professionnalisme. La chaine de blocs a donc tout pour attirer l’attention, et de beaux jours devant elle.

 

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